Archives de Tag: circulation

Boulevard de la mort…

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Le Laos s’en est allé. Il s’est doucement estompé derrière un voile de nuages puis a disparu…

Nous avons laissé le Mékong, pour mieux le retrouver dans son delta, cette bouche des neufs dragons qui me fait rêver depuis des années.

Nous voici donc à Saigon, dans les pas des souvenirs d’enfance de Suzy. Une très grande ville, bien différente de Hanoi. Moins bruyante. Peut-être moins agitée, comme plus méridionale. Il y a pourtant beaucoup de monde dans les rues. Cela grouille comme on disait du temps des colonies (avec un peu de mépris dans le ton, bien sur), mais j’ai une impression de familiarité. Sans doute Saigon me rappelle Bangkok, voire, a travers je ne sais quoi dans les rues ou l’architecture, Libreville. Peut-être est-ce a cause des arbres qui bordent les avenues, ou alors est-ce dans l’air. Je ne saurais dire…

La ville elle-même n’est pas très belle, en tout cas de mon point de vue, mais elle a un charme indéniable. Il faut voir les étals des marchandes de pho investir les ruelles où se trouve notre guest-house, l’odeur de coriandre, de rau ram (dire : zao zam, damnés Jésuites !), les gens qui viennent chercher leurs bols de soupe ou s’assoient sur des petits tabourets rouges ou bleu, la, dans la rue, pour immédiatement être conquis.

Il faut s’être enivré de senteurs, de couleurs, de bruits à Cholon (dire : tcheu lone…), le grand marché, avoir remonté l’avenue Le Loy , celle des 400 coups de Suzy, jusqu’à l’hôtel Métropole, où vécu Graham Greene, il faut avoir bu la bière la plus cherche du Vietnam face à la rivière Saigon et à ses improbables bateaux pour se dire que oui, cette ville vaut le voyage.

À condition bien sûr d’avoir survécu à la traversée d’un carrefour…

Parce que traverser une rue, ici plus qu’à Hanoi, tient du sport extrême.

Vous êtes sur le bord du trottoir. Devant vous filent des dizaines de scooters, quelques voitures, des bus, des camions. Nul ne s’arrête. Les trajectoires se croisent, s’emmêlent, se frôlent. Et il faut traverser. Se décider vite, quant arrive une fugace accalmie. Avancer. Il n’y a que le premier pas qui coute ! La technique, dit-on, consiste à regarder ce qui arrive en marchant d’un pas égal et décontracté, les pilotes des deux-roues, des voitures et des bus faisant le nécessaire pour vous éviter. Et surtout – surtout ! – ne pas faire demi-tour, à moins de vouloir rejouer une célèbre scène des Blues Brothers, en remplaçant les voitures de police par des mobylettes. Plus facile à dire qu’à faire, je vous le jure,  d’autant que la plupart du temps, les motos arrivent d’un peu partout. Il faut avoir des yeux partout, façon caméléon de l’asphalte.

Pour autant, au bout de deux jours, je commence à prendre le coup. Pas au point d’être téméraire comme Patrick, mais je ne me dis plus, avant de me lancer : « si je survis, je mets un cierge à la Bonne Mère ! »

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Turbulente Vientiane

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Vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’une boutade. Même s’il s’agit de la capitale, la Ville du Croissant de Lune ne peut pas vraiment être qualifiée de turbulente. Certes il y règne une agitation certaine, il faut faire attention quand on traverse la rue – il y a des voitures ! – mais en comparaison de Saigon où nous serons demain, ce n’est qu’une pâle imitation… Il faut dire aussi qu’à coté de la langoureuse Luang Prabang, tout parait agité…

Vientiane donc. Nichée dans une courbe du Mékong, le croissant de lune qui lui donnerait son nom, face a la Thaïlande, l’ennemi de jadis à qui la statue monumentale du roi Chao Anou tend une main chaleureuse. Les Thaïs n’ont vu que son autre main, sur le pommeau d’un sabre. Et auraient pris la mouche.

La ville change peu à peu. Elle se modernise. Le Talat Sao s’est transformé en un grand building moderne dans lequel les marchands sont priés de déménager. Dans ce qui reste du vieux marché, j’ai retrouve notre amie Giang, notre vendeuse de Mah Jong favorite. Hier, alors que nous avions oublié que le Tala Sao ferme vers 5 heures, elle m’avait vu de loin. Elle se doutait bien que nous repasserions ce matin… Bien sûr, Suzy et Giang ont immédiatement lies amitié, heureuses toutes deux de parler vietnamien, puisque Giang vient aussi de l’autre coté des monts d’Annam.

Mais Vientiane c’est aussi le Wat Sisakhet, là où dorment les Bouddhas. Le seul temple encore debout apres le sac de la ville par les Siamois en 1823 ou 25. Tiens, il me souvient que c’était à cause de Chao Anou, cette histoire…

Et le That Luang et ses pinnacles d’or qui s’enflamment dans le soleil couchant.

Et surtout, surtout le Musée National Lao. Un petit bijou de vétusté, une muséographie à l’ancienne, un brin surannée. Juste un brin… Toute la merveilleuse propangande du Pathet Lao en ce qui concerne l’histoire récente, avec « impérialiste », « fantoche » et autre termes bien sentis à peu près tous les 2 cartels, sous des photos à peine orientées, à la gloire de la révolution… Honnêtement, si vous passez un jour par ici, allez-y avant que ça change, cela vaut le coup d’oeil tant cela parait être un musée de l’immobilisme !

Puis rendez-vous au bord du Mékong, au pied de Chao Anou, et regardez passer l’eau limoneuse en sirotant, peut-être, une beer lao. Dites-vous que les choses ont bien changées.

Et que vous ne vivez pas forcement du plus mauvais coté du monde !

Hanoi

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Eh bien nous y voila, premiere jounee a Hamoi. Comment vous dire ? D,abord, il fait chaud. Non, tres chaud et tres humide. Dans cette ville, le moindre metre carre de trottoir est occupe par des echoppes en touis genres. Pas moyen pour un pieton d’y circuler. Donc il faut marcher sur la route, tres encombree de velos, motos et voitures…autrement dit il faut avoir des yeux et des oreilles partout.

A part ca, si vous aimez manger, il y a tout ce qu’il faut sur les trottoirs : soupes, pates, viandes etc. Une tentation permanente car si’, comme moi, vous etes gourmand et que vois aimez la cuisine vietnamiemnne, c’est un coup a prendre 15 kg en un mois…

Mais quel plaisir que d’exercer mom vietnamien et d’entendre parler cette langue qui m’est chere.

Cela dit, bien qu’il ne soit que 20h heure locale, la fatigue se fait sentir, alors bonne nuit et a demain pour de nouvelles aventures.