Archives de Tag: Hmongs

Apres la pluie, le bon temps !

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Nous avons quitte Luang Prabang hier, sous la pluie qui n’arretait pas de tomber depuis la veille, haussant encore un peu le niveau du Mekong.

Dites-vous bien que cette ondee continuelle ne nous a pas empeche d’aller visiter – contempler, devrais-je dire – les cascades de Kuang Si. Un voyage sur le Mekong, s’il vous plait ! car nous ne reculons devant rien pour arriver a nos fins et qui fait le pendant de celui d’avant hier jusqu’a Pak Ou et ses dix-mille bouddhas. Et un peu de voiture, sur la plate-forme arriere d’un pick-up ce qui, forcement, nous a un peu mouilles. Mais quelle cascade, quelle magnifique endroit, l’ecume blanche au milieu de l’emeraude profond des frondaisons…

Afin que le voyage se passe apour le mieux, Suzy et moi avons par megarde assiste, un peu plus tard dans la journee, a une ceremonie bouddhiste dans le Wat Xieng Thong, le plus beau temple de Luang Prabang. Oui, par megarde.

Pour tout dire, nous dessinions tranquillement quand un son de basse d’une incroyable profondeur nous a attires, comme le miel attire les mouches. Ou la Beer Lao un australien. Et pour tout vous dire, c’etait tres chouette. je regrette jute que les adeptes du petit Vehicule n’ait pas de Martyrologe. C’est peut-etre parce qu’ils n’ont pas de martyrs…

Et comme par hasard, notre equipee en minivan entre Luang Prabang et Vang Vieng c’est parfaitement passee. Certes nous n’avons pas vu grand choses des montagnes. Nous etions dans les nuages. Nous roulions quasiment sur les nuages. Riders on the storm…

Et puis cela s’est dechire un peu apres Kasi. Les montagnes calcaires, ces montagnes que je connais si bien, sont apparues, nimbees de brumes, ceintes d’echarpes grises, parees d’un vert incomparable.

Comme si elles devoilaient pour nous toute leur splendeur.

La pluie avait cesse, et sitot arrives dans notre guest-house preferee, nous sommes alles voir le soir tomber sur le Pha Phouak, la Nam Song sous nous pied lechant des ses eaux ocre la terrasse du restaurant. Tout est vert. Les rizieres que je ne connais que brunes et jaunes, vertes. Les pics, verts… L’enchantement du monde.

Et ce matin, sous un soleil timide, nous somme montes dans le Jumbo, ce camion amenage pour le transport scolaire des enfants de Ban Phathao, avec Ger au volant, Khoua asis a ses cotes. Et des larmes de joies aux coins des yeux.

Vous voulez que je vous raconte, n’est-ce pas ?

Que je vous dise les enfants qui se jettent dans le canal d’irrigation.

Le sourire de Mai dans son fauteuil roulant.

Le rire de Ger. Les sourires de Khoua. Le riz partage. Les sons du village. L’odeur des rizieres.

Non… Tout cela, je le garde pour moi. En moi.

Il n’y a qu’en venant ici, a Ban Phathao, que vous pourriez comprendre.

Post-scriptum : pas photos cette fois-ci. Pour une raison qui m’echappe, elle ne veulent pas venir se poser sur le blog… Et encore : Chti, Lubin, Christine, Ger et Khoua vous sabaidites chaleureusement !

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Au pays de Hmongs

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Je ne vous raconterai pas l’extraordinaire beaute des sites que les photos de Nicolas illustreront mieux que toutes mes phrases, mais c’est a vous couper le souffle. Non, ce dont je voudrais faire part ici c’est de mes impressions dans cette region qui semble oubliee des hommes, mais pas de tous. Dans ce coin, ou il est difficile de marcher sans grimper ou descendre, vivent des hommes et des femmes venus de Chine vers la fin du 19eme siecle et qui s’accrochent, c’est le cas de le dire, a ces montagnes.

Il faut voir ces hommes, femmes et enfants, marchant seuls ou en groupes, sur les routes etroites, ou a flanc de montagne a cultiver leurs champs. Nous avons croise une femme qui allait a Meo Vac pour le marche dominical, portant une hotte de bambou tresse, pleine, bien entendu, comme en porte toute femme Hmong , Il etait environ 17h et elle marchait d’un bon pas pour faire les…25km la separant de son but ou elle devait arriver vers 2h du matin. Elle nous a explique qu’elle faisait cela toutes les semaines. Notre guide anglophone a appele les Hmongs survival people, que nous pouvons traduire par peuple de la survie. Et comment ! Nous avons, par exemple, decouvert que faute d’eau en quantite suffisante pour irriguer des rizieres, les Hmongs se sont reconvertis dans la culture du mais. Et du mais, ils en sement, ils en sement a des hauteurs vertigineuses, dans des endroits ou personne n’oserait s’aventurer, du bas de la montagne jusqu’au sommet ou pas loin, et Dieu sait qu’elles sont hautes ces montagnes. J’ai beaucoup fait rire mes compagnons de voyage parce que je n’ai pas cesse de m’etonner de voir pousser du mais dans des endroits improbables, de m’etonner de la capacite de survie de ce peuple tenace.

Et c’est bien d’un peuple dont je parle, il suffit de le voir au marche de Meo Vac, tous les hommes vetus de leurs veste et pantalon noirs ou indigo, les femmes de leur tenue traditionnelle et de leur coiffe, filant le lin tout en marchant, pas un instant a perdre, ou en vendant leurs legumes ou leurs animaux. Hmongs noirs, verts, bleus, blancs ou fleurs sont les noms par lesquels on distingue les differents groupes, en raison de la couleur de leurs vetements, et tout cela fait une foule bigarree et en meme temps tres uniforme. C’est une impression etrange que de cotoyer cette foule qui vaque a ses occupqtions et qui va avaler a nouveau des kilometres, quand nous passons, etrangers, curieux a tous les sens du terme. Nous les regardons, ils nous regardent, nous sommes aussi etranges a leurs yeux qu’ils le sont aux notres.

Bref, j’ai ete emu par ces gens et par cette region magnifique qui est absolument a decouvrir.

Tout le voyage dans cette region a ete fantastique> Les paysages entre Meo Vac et Dong Van sont encore plus extraordinaire que tout le reste, c’est dire ! Le reste vous sera raconte au cours de quelque veillee amicale qui se prolongera fort tard devant un verre de vin de mais Hmong…