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Turbulente Vientiane

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Vous vous doutez bien qu’il s’agit là d’une boutade. Même s’il s’agit de la capitale, la Ville du Croissant de Lune ne peut pas vraiment être qualifiée de turbulente. Certes il y règne une agitation certaine, il faut faire attention quand on traverse la rue – il y a des voitures ! – mais en comparaison de Saigon où nous serons demain, ce n’est qu’une pâle imitation… Il faut dire aussi qu’à coté de la langoureuse Luang Prabang, tout parait agité…

Vientiane donc. Nichée dans une courbe du Mékong, le croissant de lune qui lui donnerait son nom, face a la Thaïlande, l’ennemi de jadis à qui la statue monumentale du roi Chao Anou tend une main chaleureuse. Les Thaïs n’ont vu que son autre main, sur le pommeau d’un sabre. Et auraient pris la mouche.

La ville change peu à peu. Elle se modernise. Le Talat Sao s’est transformé en un grand building moderne dans lequel les marchands sont priés de déménager. Dans ce qui reste du vieux marché, j’ai retrouve notre amie Giang, notre vendeuse de Mah Jong favorite. Hier, alors que nous avions oublié que le Tala Sao ferme vers 5 heures, elle m’avait vu de loin. Elle se doutait bien que nous repasserions ce matin… Bien sûr, Suzy et Giang ont immédiatement lies amitié, heureuses toutes deux de parler vietnamien, puisque Giang vient aussi de l’autre coté des monts d’Annam.

Mais Vientiane c’est aussi le Wat Sisakhet, là où dorment les Bouddhas. Le seul temple encore debout apres le sac de la ville par les Siamois en 1823 ou 25. Tiens, il me souvient que c’était à cause de Chao Anou, cette histoire…

Et le That Luang et ses pinnacles d’or qui s’enflamment dans le soleil couchant.

Et surtout, surtout le Musée National Lao. Un petit bijou de vétusté, une muséographie à l’ancienne, un brin surannée. Juste un brin… Toute la merveilleuse propangande du Pathet Lao en ce qui concerne l’histoire récente, avec « impérialiste », « fantoche » et autre termes bien sentis à peu près tous les 2 cartels, sous des photos à peine orientées, à la gloire de la révolution… Honnêtement, si vous passez un jour par ici, allez-y avant que ça change, cela vaut le coup d’oeil tant cela parait être un musée de l’immobilisme !

Puis rendez-vous au bord du Mékong, au pied de Chao Anou, et regardez passer l’eau limoneuse en sirotant, peut-être, une beer lao. Dites-vous que les choses ont bien changées.

Et que vous ne vivez pas forcement du plus mauvais coté du monde !

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C’est pour bientôt !

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Le 15 juillet, Suzy, Patrick, Jean-Pierre et moi mettons le cap vers le Vietnam. Première escale à Hanoï, puis nous ferons sûrement un périlleux voyage vers la frontière chinoise et les prometteurs paysage de Ha Giang. Rizières en terrasses, pitons calcaires, H’mong : tout devrait nous plaire !

Ensuite ? Hanoï encore, un tour vers Ninh Binh et Tam Coc, la baie d’Along terrestre si l’on peut, flâneries et promenades, rencontres et gourmandises… Puis un saut au Laos.

Luang Prabang – je ne m’en lasserai pas ! –  puis Vang Vieng, surtout pour retrouver Ger et Khoua, nos si chers amis de Ban Phathao et voir enfin le village sous la pluie. Et enfin Vientiane, d’où nous repartirons vers Saïgon.

Et là-bas ? Nous suivrons Suzy dans ses souvenirs d’enfance, prendrons le temps de savourer le temps perdu, flânerons encore à Cholon et ailleurs, avant de lentement nous jeter dans la Bouche des Neuf Dragons, mythique delta du Mékong, à presque 1200 km de Luang Prabang et de vivre au rythme langoureux des jonques sur le Grand Fleuve…

Bien sûr, tout ceci n’est qu’un programme, une rêverie éveillée qui ne demande qu’à se métamorphoser au gré de nos envies, de nos rencontres, de nos coups de cœur. L’avenir vous dira par où nous sommes réellement passés. Mais pour ça, il faut nous suivre !